Successions

 

SUCCESSIONS

 


 

Il arrive qu'au décès d'un parent ou d'un proche, la succession fasse naître certains conflits de droit et d'intérêts entre les bénéficaires de celle-ci.

 

Bien souvent en pareil cas, la situation est complexe et difficile à gérer.


Me Van den Bossche vous aidera, en collaboration avec le notaire de votre choix, à connaître vos droits et devoirs, à comprendre les mécanismes de la succession et du partage.


Si aucune solution amiable ne peut être trouvée, Me Van den Bossche vous conseillera et vous assistera pour défendre au mieux vos droits et intérêts dans le cadre de la procédure la plus adaptée à votre situation particulière.

 

 

 

 

 

Détermination des héritiers

 

Si le défunt n'a prévu aucun dispositions écrites quant à sa succession, la loi détermine alors les personnes susceptibles légalement d'hériter, il s'agit de la "dévolution légale de la succession".

 

Plusieurs possibilités peuvent se présenter, en fonction du fait que le défunt laisse ou non un conjoint survivant ou un cohabitant légal.

 

 

 

 

Les droits successoraux des enfants

 

Les droits successoraux du conjoint survivant


 

 

Composition de la succession

 

L'actif


Le passif


La masse à partager

 


 

Renonciation / acceptation de la succession

 

Renonciation à la succesion

 

 

Acceptation sous bénéfice d'inventaire

 

 

Acceptation pure et simple

 

 

 

Déclaration fiscale de succession

 

 

 

DROITS SUCCESSORAUX

 

Distinction entre droit de succession et droit de mutation

 

Il convient au préalable de distinguer le droit de succession proprement dit et le droit de mutation par décès.

 

 

Le droit de succession est un impôt calculé sur la valeur nette de la succession d'un habitant du royaume, c'est-à-dire sur la valeur nette de tous les biens appartenant à la personne décédée (meubles et immeubles situés en Belgique et à l'étranger), déduction faite des dettes (en ce compris des impôts successoraux payés à l'étranger), et des frais de funérailles.

L'habitant du Royaume est celui qui, au moment de son décès, y avait établi son domicile ou le siège de la gestion de sa fortune.

Le droit de mutation par décès est un impôt qui est calculé sur la valeur des biens immeubles situés en Belgique, sans déduction des charges, recueillis dans la succession d'une personne n'habitant pas le Royaume.

 

 

 

Les droits de succession sont calculés sur base de la déclaration de succession.

Les biens qui étaient en possession du défunt dans les 3 années précédant son décès, sont présumés faire partie de son patrimoine.

 

 

 

TARIFS APPLIQUES


Les tarifs des droits de succession sont de la compétence des régions, et différents selon que la personne décédée avait son domicile fiscal en Région walonne, en Région de Bruxelles-Capitale ou en Région flammande.

Les tarifs des droits de succession sont progressifs : ils augmentent en fonction des tranches d'imposition qui varient d'une région à l'autre. Chaque région dispose de son propre code des droits de succession.

Quelque soit la région concernée, ces tarifs sont également différents selon le lien de parenté existant entre le défunt et ses héritiers : ainsi, les héritiers en ligne directe (parents et enfants, entre époux et, sous certaines conditions, entre cohabitants) bénéficient des tarifs les plus bas, au contraire des autres héritiers qui se voient appliquer des tarifs beaucoup plus élevés.

 

 

 

 

REGION WALONNE 


En Région walonne, le calcul des droits de succession ou de mutation par décès se fait par tranches de part nette recueillie.

 

 

 

Succession en ligne directe, entre époux et entre cohabitants légaux

 

 

Tranche de part nette recueillie

Ligne directe

Entre époux

Entre cohabitants légaux

EUR

% applicable à la tranche

Montant total des tranches

précédentes

de 0,01 € à 12.500 €

3 %

0€

de 12.500,01 € à 25.000 €

4 %

375 €

de 25.000,01 € à 50.000 €

5 %

875 €

de 50.000,01 € à 100.000 €

7 %

2.125 €

de 100.000,01 € à 150.000 €

10 %

5.625 €

de 150.000,01 € à 200.000 €

14 %

10.625 €

de 200.000,01 € à 250.000 €

18 %

17.625 €

de 250.000,01 € à 500.000 €

24 %

26.625 €

au-delà de 500.000 €

30 %

86.625 €

 

 

 

Succession entre ligne collatérale et entre personnes sans lien de parenté

 

 

Tranche de part nette recueillie

Entre frères et sœurs

Entre oncles ou tantes et neveux ou nièces

Entre toutes autres personnes

EUR

%

Montant total des tranches précédentes

%

Montant total des tranches précédentes

%

Montant total des tranches précédentes

de 0,01 € à 12.500 €

20 %

0 €

25 %

0€

30 %

0 €

de 12.500,01 € à 25.000 €

25 %

2.500 €

30 %

3.125 €

35 %

3.750 €

de 25.000,01 € à 75.000 €

35 %

5.625 €

40 %

6.875 €

60 %

8.125 €

de 75.000,01 € à 175.000 €

50 %

23.125 €

55 %

26.875 €

80 %

38.125 €

au-delà de 175.000 €

65 %

73.125 €

70 %

81.875 €

80 %

118.125 €

 

 

 

Cas particulier de l'immeuble familial

 

Valeur imposable

Taux

De 0,01 € à 12.500,00 €

1 %

De 12.500,01 € à 25.000,00 €

De 25.000,01 € à 50.000,00 €

2 %

De 50.000,01 € à 100.000,00 €

5 %

De 100.000,01 € à 150.000,00 €

De 150.000,01 € à 175.000,00 €

De 175.000,01 € à 200.000,00 €

12 %

De 200.000,01 à 250.000,00 €

De 250.000,01 à 500.000,00 €

24 %

Au delà de 500.000,00 €

30 %

 

 

 

 

 

REGION BRUXELLES-CAPITALE

 

 

 

 

Tranche de la part nette en €

 

 

 

 

Pourcentage des droits prélevé entre parents en ligne directe, entre époux ou cohabitants légaux

De 0,01 cent  à 50.000 €

  3 %

De 50.000 € à 100.000 €

  8%

De 100.000 € à 175.000 €

  9%

De 175.000 € à 200.000 €

  18%

De 250.000 € à 500.000 €

  24%

Tranche supérieure à 500.000 €

  30%

 

Le bien immobilier où la personne décédée avait sa dernière résidence est - s'agissant de la succession en ligne directe, entre époux et entre cohabitants légaux- soumis à un tarif réduit à condition qu'il puisse être démontré que celle-ci était effectivement inscrite à l'adresse du bien pendant une période d'au moins cinq ans précédant son décès.

 

 

 

 

Pourcentage des droits prélevé entre frères et soeurs

De 0,01 cent à  12.500 €

20 %

De 12.500 €  à 25.000 €

25%

De 25.000 €  à 50.000 €

30%

De 50.000 €  à 100.000 €

40%

De 100.000 €  à 175.000 €

55%

De 175.000 €  à 200.000 €

60%

Tranche supérieure à 250.000 €

65 %

 

 

Pour cette catégorie d'héritiers, ce tarif est appliqué à la part correspondante à la somme des parts nettes recueillies par les héritiers de cette catégorie spécifique. Ce système d'imposition cumulée s'appelle "la globalisation". 

Il s'agit ici de calculer les droits sur la totalité de l'actif net recueilli par ces héritiers particuliers. Les droits de succession dus seront ensuite ventilés entre ces héritiers en fonction de la part nette recueillie par chacun d'entre eux par rapport à la masse recueillie par ces héritiers particuliers.

 

 

Pourcentage des droits prélevés entre oncles ou tantes, neveux et nièces

De 0,01 cent à 50.000 €

35 %

De 50.000 € à 100.000 €

50 %

De 100.000 € à 175.000 €

60 %

Tranche supérieure à 175.000 €

70 %

 

 

Pour cette catégorie d'héritiers, comme la précédente,  l'imposition est cumulée (globalisation). 

 

 

Pourcentage des droits prélevé entre autres personnes

De 0,01 cent  à 50.000 €

40 %

De 50.000 €  à 75.000 €

55%

De 75.000 €  à 175.000 €

65%

Tranche supérieure à 175.000 €

80%

 

 

 

 

REGION FLAMMANDE

 

 

 

Masses mobilières et immobilières

 

 

 

 

Tranche de la part nette en €

 

 

 

 

Pourcentage des droits prélevé entre parents en ligne directe, entre époux ou cohabitants légaux

De 0,01 cent  à 50.000 €

  3 %

De 50.001 € à 250.000 €

  9%

Tranche supérieure à 250.000,01 €

  27 %

 

 

 

Pourcentage des droits prélevé entre frères et soeurs

De 1 € à 75.000 €

30 %

De 75.000,01 €  à 125.000 €

55%

Tranche supérieure à 125.000,01 €

65 %

 

 

 

 

Pourcentage des droits prélevé entre autres personnes

De 1 € à 75.000 €

45 %

De 75.000,01  à 125.000

55 %

Tranche supérieure à 125.000,01 €

65%

 

 

 

Entreprises familiales

 

Pour les entreprises familiales, le taux est fixé à 3 %. quelque soient la valeur et le degré de parenté entre l'héritier et la personne décédée . Les parts qui font l'objet de la succession doivent représenter un minimum 50 % de l'entreprise.

 

Par ailleurs, la Région flamande impose également des conditions de maintien de l'emploi pendant une période de cinq années suivant le décès.